mardi 19 février 2019

Le 19 février 2019

Sur les anti-sionistes

Je commente un texte de Philippe Bilger, publié sur son blog, de cette façon :



Vos réflexions sur ce qu'a subi Alain Finkielkraut sont fort bonnes.
Un de vos alinéas est le suivant :
« Rien ne serait plus accablant pour la démocratie - réflexe bête - que de constituer l'antisionisme comme un délit alors qu'il n'est pas TOUJOURS un antisémitisme. Le président de l'Assemblée nationale est "réservé" : il a bien raison. »

Laissez-moi vous signaler cette remarque de Francis Kalifat, président du Crif, publiée dans un quotidien : « Le sale juif d'hier est devenu le sale sioniste d'aujourd'hui ». Chacun a pu noter en effet que le mot « juif » peut difficilement être utilisé même par beaucoup d' antisémites eux-mêmes,  qui le remplacent par « sioniste ». Ils croient ce faisant se blanchir et se justifier. A l'époque du nazisme, « juif » suffisait, de nos jours « sioniste » censé dire du mal de l'Etat hébreu est tout simplement un mot considéré comme péjoratif. Pas par moi. Quand on est vraiment hostile à l'antisémitisme (c'est mon cas), on est aussi hostile aux ennemis d'Israël. Les habitants de ce petit Etat sont peu nombreux et ceux qui voudraient le rayer de la carte sont plus d'un milliard.
Il ne faut pas se borner à défendre les Juifs insultés en France, il faut aussi défendre l'Etat hébreu.Très fortement et très clairement. Si l'on me taxe de sionisme, eh bien soit ! Les antisionistes sont les ennemis d'Israël, tout simplement. Je crois me souvenir que Dieudonné avait baptisé sa liste électorale de la sorte ! On sait très bien pourquoi.

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