mercredi 25 décembre 2019


Commentant un texte de Philippe Bilger (sur son blog), j'ai scribouillé ceci :

« Le règne des insipides »

J'ai beaucoup aimé, cher Philippe, votre formule.Et vous avez raison de signaler quelques personnes qui, à la télé comme à la radio, sortent du lot.
Je suis comme vous. Quand j'écoute un débat (radio ou TV) et... quand je lis. Depuis cinquante ans, quand je lis, j'ai la plume à la main. Quand je lis La Fontaine, Retz, La Bruyère, Saint-Simon,
Voltaire, Chamfort, Joubert, Stendhal, Flaubert, Alain, Valéry, Colette, Montherlant, Cioran et quel-ques autres, je note deux choses : 1. des citations qui me semblent dignes de ne pas être oubliées
(d'où le dictionnaire non publié qui est dans mon tiroir) 2. tous les « bonheurs d'expression ».

Quand j'écoute les débats (TV ou radio), j'ai toujours un cahier d'écolier à côté de moi et un stylo
Bic orange à pointe fine (autrefois un stylo à plume de bonne marque et fort coûteux). Et je note les bonheurs d'expression et les phrases qui me semblent mériter de ne pas être oubliées. Or, je vous rejoins : la plupart des personnes qui participent à ces débats sont...insipides. Cela se traduit sur mes cahiers : rien à noter. ! La liste de ces insipides est énorme. Ils sont omniprésents , intarissables, inoxydables, interchangeables, insupportables.
N'étant pas d'un naturel méchant, je ne citerai personne. Nous pourrions , tous deux, je crois , le faire sans peine. Dans une vie ultérieure, peut-être...mais à quoi bon ? Mieux vaut admirer l'heureux petit nombre.

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