mardi 11 septembre 2018

Le 11 septembre 2018

LE CONTE DE FEES DE M; MACRON ou PREMIER DANS UN CONCOURS DE CIRCONSTANCES

Avant la dernière présidentielle, M. Hollande était progressivement tombé dans un décri justifié. L'ensemble des observateurs politiques s'accordaient à penser que le candidat de la droite
classique l'emporterait au second tour de la présidentielle face à Mme Le Pen, que tous les sondages annonçaient pour le duel final.
Chez les socialistes, M. Valls fit tout pour forcer M. Hollande à ne pas se se représenter. Il y parvint.
Encore fallait -il gagner la primaire. Il échoua. Ce fut le très mauvais candidat Hamon qui sortit vainqueur de ce vote interne.
Plus à gauche, M. Mélenchon se passa de primaire et se lança dans la lice. Tous ses succès de tribun  le grisèrent au point qu'il se crut finaliste de l'élection suprême. Mais non ! Ses excès, son extrémisme politique, ses éloges de dictatures sud-américaines lui aliénèrent une bonne part de l'électorat.
A droite, M. Juppé était annoncé par l'ensemble des sondagiers comme le futur président de la République. Mais, comme au PS, il lui fallait d'abord gagner la primaire de la droite. Ce ne fut pas le cas. Le duel Juppé-Sarkozy aveugla les duellistes sur l'homme qui montait dans l'opinion.Comme chacun sait, M. Fillon devint le champion de la droite. Son parcours préélectoral , puis électoral fut un chemin de croix. Les affaires plurent sur lui. On ne les égrènera pas. Elles sont dans toutes les mémoires. Il finit bon troisième et ne fut donc pas du duel convoité.
Pendant tout ce temps, un homme jeune, au parcours brillant, aux talents multiples, ministre de M.Hollande, jugea son heure venue et ne craignit pas d'ambitionner l'Elysée. Peu d'observateurs, même parmi les plus chevronnés, croyaient cela possible, au début. Et faisaient assaut d'objections.Quel parti ? Quels députés ? Quels élus régionaux?Quel financement ? Ses premiers soutiens (MM. Collomb, Ferrand...) furent d'abord bien maigres, puis s'étoffèrent. Divers voyages lui permirent de lever des fonds, parfois en terre étrangère. Un mouvement (pas un parti) naquit, puis se développa.Montant de l'adhésion ? Zéro centime.
Et l'incroyable se produisit. Son charisme fit merveille au point qu'il dépassa le malheureux candidat de droite plombé par les malheurs que l'on sait.
Le second tour fut une promenade de santé. Tout candidat de droite l'aurait emporté contre Mme Le Pen. M. Macron écrasa la candidate du Front national, qui ne fut pas au mieux de sa forme, lors du débat télévisé, pour le dire en passant.
Voilà M. Macron chef de l'Etat.
Les politologues les plus renommés se demandaient comment il aurait une majorité législative.
Ils se sont trompés avec un bel ensemble. Il suffit de mettre sur tous les panneaux électoraux de France le portrait du président  à côté de la photo de l'illustre inconnu Dupond ou Durand, souvent choisi sur Internet par deux ou trois DRH politiques. M. Macron obtint une impressionnante majorité législative.
 Et les oppositions auraient bien tort de se réjouir de quelques voix discordantes que l'on entend dans la majorité présidentielle.Le président présidera cinq ans et sa majorité législative aura la même durée.

M. Macron a été premier dans un concours de circonstances-

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