mardi 30 juillet 2019

SUR LE BLOG DE PHILIPPE BILGER :



Prétéritions

Chacun le sait, avec le dictionnaire de l'Académie française, une prétérition , c'est une « figure par laquelle on insiste sur une chose en feignant de ne pas vouloir en parler. « Je ne vous rappellerai pas que notre départ est fixé à huit heures », « Je ne vous dirai pas le bien que je pense de vous » sont des prétéritions. »
Vos réflexions de ce jour sont une suite de prétéritions. Vous dites que vous n'écrirez pas sur divers sujets, mais vous les esquissez tous.
Il y a quelques siècles, un livre qui ne traitait pas un seul sujet, mais plusieurs, était parfois intitulé « Varia ». Il existe aussi un livre en Pléiade, auquel évidemment l'auteur, Voltaire, n'avait pas donné ce titre, mais que la collection a décidé de désigner par « Mélanges », puisque une foule de sujets y sont traités.
Vous auriez pu titrer votre prose du jour « Mélanges » , « Varia » ou... « Prétéritions » .

P.-S. Dans vos lignes de ce jour, vous évoquez le livre de Mme Agasinski en le louant. Ce matin, mon très cher Guillaume Larrivé, invité sur RTL dans l'entretien politique, en a fait autant. Deux autorités . Comment, après cela, ne pas lire ce livre ?

P.-S . n° 2 . Il faut dire les choses, Trump a fait hurler par son public abruti des mots invitant trois parlementaires américaines démocrates, qui n'étaient ni des rousses aux yeux verts ni des blondes aux yeux bleus, à retourner dans leurs pays. On en est là. Mais il fallait, vraiment se boucher les yeux et les oreilles pour être surpris. Voilà le maître du monde qui nous est tombé sur la tête. Qu'on n'espère pas de moi, pour autant, de mots aimables sur les maîtres de la Russie, de la Chine ou de la Corée du Nord. Je n'y arriverais pas.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire